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Itinéraire du bagne - Village de Prony


Ancien village de bagnards devenus mineurs

Les premiers pas dans le Grand Sud
La découverte de la Nouvelle-Calédonie par le britannique James Cook date de 1774, mais sa prise de possession par la France n’a lieu qu’en 1853. Un an plus tard, afin de reconnaître les côtes méridionales inexplorées de l’île, la corvette le Prony 1 quitte la rade de Nouméa en direction de Balade sous les ordres du commandant Jean-Joseph de Brun 2. Empruntant le canal Woodin entre la Grande Terre et l’île Ouen, il découvre, le 6 novembre 1854, une vaste baie à laquelle demeure attaché le nom de son navire : la baie du Prony.

L’implantation du camp Sebert
Avec le développement de la Nouvelle-Calédonie et de sa capitale, les besoins en matériaux de construction s’accroissent. Pour affranchir la colonie de coûteuses importations de bois, le capitaine de l’Artillerie de Marine, Hippolyte Sebert 3, se voit confier une mission d’exploration dans le Sud, afin d’étudier l’implantation d’une exploitation forestière.

Disposant, sur décision du gouverneur Guillain, d’une équipe de 33 hommes dont 29 transportés, il établit en 1867 un chantier afin d’exploiter les importantes ressources forestières de la baie. Un four à pain et un magasin de vivres sont les premières constructions érigées sur le camp Sebert, qui est alors administré par le Service local. Avec succès, le chantier entre rapidement en production et approvisionne la colonie en bois

Le Bagne en Nouvelle-Calédonie
En 1863, à la suite de la Guyane, la Nouvelle-Calédonie est affectée comme colonie pénale pour l’exécution de la peine des travaux forcés. Dans l’expression colonie pénale cohabitent deux notions : la peine et la colonisation. L’objectif est donc double : punir en éloignant les condamnés aux antipodes, protégeant ainsi la société française de Métropole, tout en peuplant et en contribuant à mettre en valeur par le travail forcé une nouvelle colonie. Les 248 forçats du premier convoi de l’Iphigénie arrivent le 9 mai 1864 à l’île Nou. C’est le début de la Transportation à la « Nouvelle » où, jusqu’en 1897, 75 convois débarquent plus de 21 700 transportés dont 525 femmes.

L’Administration pénitentiaire au « chantier forestier » de Prony
En 1873, la florissante exploitation qui compte 60 ouvriers transportés, passe sous le contrôle de l’Administration pénitentiaire (AP). Elle est alors dirigée par le garde d’Artillerie Jean Alric et prend le nom officiel de « chantier forestier ». L’AP fera édifier en dur les principales constructions du site (magasin du matériel, poudrière…). Initialement affecté à la Transportation, l’établissement pénal de Prony devient à partir de 1890 un centre de Relégation. L’effectif augmente progressivement atteignant 635 individus en 1898 et nécessitant la construction de nouveaux camps. Mais toute cette période est marquée par une forte diminution des rendements. De plus, l’arrêt des convois de forçats en 1897 stoppe la renouvellement de la maind’oeuvre pénale. Ainsi, le site ne cesse de se dégrader jusqu’à sa fermeture définitive et son abandon le 29 août 1911.

La vie après le Bagne En 1956, la SOCAMIFER, filiale de la Société Le Nickel, implante sur les ruines du bagne un village habité jusqu’en 1968 par les familles des mineurs employés à l’extraction du minerai de fer dans la région, avant de sombrer dans l’oubli… La province Sud, propriétaire des bâtiments depuis 2007, a inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques les vestiges du village de Prony.

Village de Prony inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté n° 1468-2008/PS du 09/10/2008

LEGENDES ET CREDITS PHOTOS

1 Le Phoque, le Prony et le Catinat en rade de Balade, vers 1853. Ces corvettes sont mixtes, à voile et à vapeur.

2 Jean-Joseph de Brun, Commandant du Prony

3 Hippolyte Sebert en uniforme civil.

4 Vue générale du camp Sebert vers 1872. Sur la gauche on aperçoit le camp des transportés avec des hommes au travail. à droite, les cinq hangars à bois, la scierie, le wharf et la maison du chef de l’exploitation.

5 Le « chantier forestier » de Prony entre 1883 et 1888. Les troncs d’arbres jonchent le bord de la baie, à la place des cinq hangars à bois qui ont disparu. Le wharf et la maison du chef de l’exploitation sont toujours visibles.

6 Vue de l’établissement forestier après 1896. On distingue sur la gauche le magasin du matériel, construit en dur vers 1895-96. La maison du chef de l’exploitation semble s’être agrandie. Dans la baie, on aperçoit
le radeau pour le transport du bois imaginé par Hippolyte Sebert.

Textes Association du village de Prony - Linda Talbi - Crédits photo : 1 SEHNC bulletin n° 66 2 SEHNC bulletin n° 65 3 Coll. Martine Pinel 4 Album Hughan, ANC 5 Album Aden-Mascara, ANC 6 Album Gilberte Laroque ép. Motelay, ANC.

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Commune :
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Accès :
Prendre le Col de Plum puis le Col de Prony puis direction Baie de la Somme.

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